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    <title>postcolonialité</title>
    <link>https://alizes.univ-reunion.fr/93</link>
    <description>Index terms</description>
    <language>fr</language>
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      <title>Sex (mis) Education in Sia Figiel’s Novels, Where We Once Belonged (1996) and Freelove (2016)</title>
      <link>https://alizes.univ-reunion.fr/308</link>
      <description>This article explores the politics and poetics of sex education in Sia Figiel’s novels, Where We Once Belonged (1996) and Freelove (2016), against the backdrop of Western anthropological theories and indigenous Samoan perspectives. Figiel’s novels, set in the 1980s, intertwine narratives of female sexual awakening with the cultural and historical impact of missionary-led Christianization and American popular culture. By opting for fiction over anthropology, Figiel redefines the discourse on Samoan sex education, creating a space for indigenous female voices to challenge colonial gender stereotypes and patriarchal domination. The novels subvert Western libertine narratives through the incorporation of Samoan storytelling techniques and language, exploring hybrid gender identities and the tensions between traditional and colonial values. The use of linguistic hybridity underscores the possibility of a new language of love and sexuality, blending the sacredness of love and desire from Samoa’s ancient past with contemporary global influences on Samoan sex education. Cet article propose une lecture à la fois poétique et politique de la représentation de l’éducation sexuelle dans les romans de Sia Figiel, Where We Once Belonged (1996) et Freelove (2016). Situés dans les années 1980, ces deux romans peignent des récits d’éveil sexuel féminin dans une société où l’héritage de la christianisation se mêle à la culture populaire américaine. À travers une fiction hybride qui tourne en dérision les théories anthropologiques occidentales, Sia Figiel recentre le discours sur l’éducation sexuelle samoane en adoptant une perspective genrée et locale. Elle donne ainsi une voix aux femmes indigènes, tout en défiant les stéréotypes de genre coloniaux et la domination patriarcale. Ses œuvres subvertissent les récits libertins occidentaux en intégrant des techniques narratives et linguistiques samoanes, explorant les tensions entre les valeurs traditionnelles et coloniales. L’hybridité linguistique mise en avant par Figiel fait naître un nouveau langage de l’amour et de la sexualité, fusionnant le caractère sacré de l’amour et du désir issu du passé de Samoa avec les influences contemporaines occidentales sur l’éducation sexuelle samoane. </description>
      <pubDate>Tue, 17 Dec 2024 06:36:11 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 03 Sep 2025 08:18:12 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Creolization, Theatricality, and Parodization in Derek Walcott’s Pantomime</title>
      <link>https://alizes.univ-reunion.fr/88</link>
      <description>This paper annexes two dynamic keywords, “creolization” and “theatricality”, to create a strategic critical synergy of reading Derek Walcott’s Pantomime (1978), a two-act play about the postcolonial “Black-vs-White” relationship between Harry Trewe and Jackson Phillip, an allegory of a Crusoe-Friday relationship. In seeing creolization as a fusion of heterogeneous elements into a linguistic amalgamation, and theatricality as a polyphonic orchestration of staging these elements via language, this paper showcases Walcott’s play as such critical synergy. This play tackles the socio-political implications of postcoloniality in the Caribbean archipelago and the legacy of plantation slavery and its impacts on the common folks. In Pantomime the code-switching between Harry’s cockney English and Jackson’s creolized English intensifies the theatrical exchange and tension between the two actors. Walcott parodizes the modern Crusoe-Friday interlocution onstage by revitalizing the dialogue with popular British pantomimes and music hall comedies as well as Caribbean indigenous cultures. This paper wishes to delineate a shared de-colonization of linguistic liberation in the Caribbean theater during a turbulent time of cultural reformation and revisionism. Ce texte associe deux mots-clés dynamiques, « créolisation » et « théâtralité », pour créer une synergie stratégique critique de la lecture de Pantomime (1978) de Derek Walcott, une pièce en deux actes qui met en lumière la relation postcoloniale entre Noirs et Blancs qui lie les personnages de Harry Trewe et de Jackson Phillip, écho allégorique de la relation entre Crusoé et Vendredi. En présentant la créolisation comme une fusion d’éléments hétérogènes dans un amalgame linguistique, et la théâtralité comme une orchestration polyphonique de la mise en scène de ces éléments incarnée par la langue, ce texte présente la pièce de Walcott comme une synergie porteuse d’un discours critique. La pièce aborde les implications sociopolitiques de la période postcoloniale dans l’archipel des Caraïbes, l’héritage du système esclavagiste dans les plantations et son impact sur les gens ordinaires. Dans Pantomime, l’alternance des codes linguistiques entre l’anglais cockney de Harry et l’anglais créolisé de Jackson accroît la tension dramatique entre les deux personnages. Walcott parodie cette version moderne de l’échange entre Crusoé et Vendredi sur scène en revitalisant le dialogue avec des références aux pantomimes britanniques populaires, aux comédies de music-hall, ainsi qu’aux cultures autochtones des Caraïbes. Ce travail de recherche vise à délimiter le processus de décolonisation qui affecte la libération linguistique dans le théâtre caribéen à une époque marquée par la réforme culturelle et le révisionnisme. </description>
      <pubDate>Wed, 08 Nov 2023 07:57:34 +0100</pubDate>
      <lastBuildDate>Wed, 03 Sep 2025 07:52:07 +0200</lastBuildDate>
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